09 novembre 2008
Surtout, appelez-le Benoît !
dSouvenez-vous de l'explosion d'un certain Bruno Cheyrou à Lille, au cours de la saison 2001-2002. La belle époque de Vahid Halilhodzic, la Ligue des Champions... Bruno, Bruno, Bruno. A l'issue de sa dernière saison dans le Nord, l'ainé des Cheyrou filait à l'anglaise et signait un contrat avec Liverpool. Erreur fatale. Deux saisons et seulement trois buts plus tard, le joueur formé à Lille retournait en France : direction l'OM. Pour une saison qui se soldait par 19 matchs et seulement un but. Fin de l'aventure. Depuis trois ans maintenant, Bruno Cheyrou a retrouvé de la stabilité à Rennes mais sans renouer vraiment avec sa gloire passée et ses trois sélections en Equipe de France. Aujourd'hui, son petit frère Benoît, qui évolua dans l'ombre de son aîné pendant les années lilloises, a franchi un cap. Après s'être libéré du cocon lillois, Benoît a emprunté la filière auxerroise. Le joueur est alors devenu un rouage essentiel du milieu de terrain icaunais. En 2007, il rejoignait finalement la Canebière, quelques années après l'échec de son frère. Et un an et demi plus tard, force est de constater que celui qu'on appelle par mégarde "Bruno" s'est imposé dans le système d'Eric Gerets. Au mileu de joueurs tels qu'Oruma, Cana ou Mbami, une vrai "perf" en somme ! Dans un registre plus axial et moins offensif que son frère, Benoît Cheyrou est un joueur précieux. Infatigable à la récupération, il s'illustre surtout dans la construction du jeu : la passe utile, vers l'avant. Ou encore la transversale de 50 mètres... Et même comme samedi à Grenoble : planter un but de 25 m, à son ancien partenaire lillois, Grégory Wimbee. Aujourd'hui le nom de Cheyrou, prénom Benoît, est évoqué pour un baptème du feu chez les Bleus. A 27 ans, il n'est pas trop tard. Mais ce n'est pas trop tôt non plus dans la mesure où le Ch'ti évolue, enfin, dans un grand club... Et qu'il le mérite. Reste à convaincre Domenech...
